• Oh !... raison

    J'ai ramassé un loup blessé,
    Et me suis occupée de lui.
    Je l'ai soigné et adoré ;
    Il a guéri et est parti !...

    Il vient me voir de temps en temps,
    Quand il a mal, un court instant.
    C'est un solitaire vieillissant,
    Qui a gardé un coeur d'enfant.

    Il ne sait rien du genre humain,
    S'approche quand ils tendent leurs mains.
    Se fait torturé, abusé, bafoué, calomnié.
    Il n'a rien compris à la vie,
    Ni de ces gens qui vivent ici ;

    Se réfugit dans ma tannière,
    Pour y trouver de la lumière,
    De la chaleur, du réconfort,
    Un peu d'amour et de douceur ;

    Ne connais rien de mes blessures,
    De ma vie et son usure.
    Puis il repart les yeux hagards,
    Se rejetter dans la bagarre ;
    Me jettant un dernier regard,
    Mais sans l'espoir de se revoir !...

    Si un jour je le retrouvais,
    Près d'une route, d'une forêt,
    A terre, je le ramasserais,
    Le porterais dans mon gilet,
    Le ramènerais dans ma maison,
    Où il y trouvait l'affection.

    Et garderais comme un secret, ce loup,
    Pour qui j'ai perdu la raison, je l'avoue,
    Et m'a fait basculer au fond !...

    Cheyenne.


  • Commentaires

    1
    hans
    Vendredi 18 Octobre 2013 à 02:39
    bien!...
    Salut... tombé dessus par hasard..vieux loup solitaire qui se retrouve dans le poème..je ne vous connais pas mais vous avez l'air de connaitre le sujet...les louves sont rares par chez moi et les amis des loups.pourtant beaucoup aimeraient etre mais ne sont que paraitre..j'ai rencontré beaucoup de chiennes qui se pensaient louves mais qui ne sont restées que chiennes.. un vieux solitaire devient de plus en plus méfiant avec le temps mais toujours si naif du monde... j'aime bien ce que vous écrivez,continuez nous sommes en voie d'extinction..
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